Beeckman | < Varia

Inleiding , 1624: leven , perpetuum mobile , Praag , kijker , kunstzon ; 1622: microscoop


Peiresc over Drebbel

Uit: Prof. Dr. F. M. Jaeger, Cornelis Drebbel en zijne tijdgenooten (Groningen 1922)

[ English translation ]

[ 123 ]
XII.

Manuscripten van N. C. F. de Peiresc, uit de Bibliothèque de Carpentras.

a.   (Ms. No 1776)

    Het stuk van De Peiresc is in vele opzichten van belang ter illustratie van Drebbel's karaktertrekken. Als de gebroeders Kuffler meedeelen, wat ze van hemzèlf vernamen, dan is het meegedeelde steeds fantastisch en grootsprekerig, veelal zuiver blague. Als zij echter hunne eigen ondervindingen en hunne kennis van zaken zullen meedeelen, blijken zij een slecht begrip van de door hen voorgedragen zaken te bezitten, zoodat ze, — zooals De Peiresc terecht opmerkt, — overal "hun crediet erbij verliezen". De Peiresc zelf was niet genoegzaam deskundige, om uit de verwarde en rudimentaire mededeelingen der beide broeders, het juiste mechanisme der apparaatjes te kunnen reconstrueeren.

    Drebbel [1572 - 1633] zelf verschijnt hier als de zonderlinge, matelooze fantast (onuitbluschbaar vuur, kijker om het daglicht bij nacht te concentreeren, enz.), als de geheimzinnigdoende, zich aan grootspraak bedwelmende uitvinder, en als de beklagenswaardige speelbal van zijne liederlijke vrouw en teugelloze zonen.

    In zooverre geheel overeenkomstig het beeld, dat in het voorgaande op andere gronden van zijne persoon gegeven werd.  [ Cf. p. 95: "geen natuurvorscher", veeleer "inventor", "echt kind van de 15e en 16e eeuw". En: "levendige belangstelling voor de natuur", "als 'mirakels' bood hij hare werkingen aan"; en p. 34: "een onrustige fantast".]



Ms. No. 1776,1)
Fol. 407.

Corn. Drebels.

Relation de ce que j'ay appris de la vie et inventions de Cornelius Derbbel, de la ville d'Alcmar en Hollande, par Abraham Kuffler son gendre et Gilles Kuffler son frere, à Paris, au commencement de septembre 1624.

    Cornelius Derbbel d'Alcmar en Hollande est ingenieur du Roy d'Angleterre, et aagé de 55 ans. Son pere estoit gentilhomme et en son vivant un des premiers consuls des douze. Il estoit fort riche et avoit dix enfans masles ou femelles, qui sont tous mortz sans avoir esté mariez. Ledit Cornelius est demeuré seul heritier, et a employé tous ses moyens à rechercher des secretz.

    Les terres qui sont au tour de la ville d'Alcmar portent encores le nom de Derbbel à qui elles appartenoient 2).


    1)  De figuren die hierbij behooren, en waarvan copieën op de Groninger Universiteitsbibliotheek berusten, zijn van weinig of geen waarde voor de nadere verklaring van de hier vermelde kunststukjes van Drebbel.
Het uurwerk met satyr en knaap is in uitwendigen vorm geheel en al gelijk aan de afbeeldingen in Heron's Pneumatica en in Fludd's werk van 1617. De kijker om bij nacht te zien, is eene soort van zoeklicht of lantaarn, met meerdere lenzen (4 of 8) op één punt gefocusseerd. Ook schijnt er bij de figuurtjes eén te zijn, dat het "instrumentum Drebbellianum" van Leurechon en C. Ens moet voorstellen.

    2)  In de archieven te Alkmaar kon, ondanks vele nasporingen, noch omtrent het eene, noch omtrent het andere feit iets naders gevonden worden.
[ 124 ]
    La mere, voyant le mauvais mesnage de son filz, a retenu du prix de ce bien vint mil livres qu'elle a mis sur l'hospital 1) de ladite ville, à trois pour cent, pour estre conservées aux enfants dudit Drebbel. Il est homme de fort bon esprit, subtil, et plain de grandes inventions. Il dict, qu'à l'âage de huict ans 2) il commença à trouver le mouvement perpetuel, qu'il a despuis achevé parfaitement, et que ce fut en jouant avec un osselet et une paille, qu'il faisoit une petite fontaine, et dict que ç'a esté là le fondement de toute son invention 3), laquelle, à ceque j'ay peu juger par le discours d' Abraham Kuffler son gendre, ne consiste à aultre chose qu'à trouver le moyen de faire eslever un pouce ou deux l'eau ou l'aultre matière, dont on se veut servir pour faire ledit mouvement, pour ceque l'ayant faict eslever, par la cheute elle s'esléve davantage et retombant encores, faict plus d'effort 4) et donne plus de mouvement à l'instrument qu'il veut faire aller, auquel il ne faut pas grand force pour ceque ce ne'est qu'une monstre d'horloge, laquelle a son mouvement par deux roues, dont la plus grande est diviseé à trente deux dens, et la petite je ne m'en ressouviens pas, et ya au dessus des deux roues un grand balancier. Il estoit à peu prez come s'ensuit:

(Petite figure).

    (Fol. 407 vo.)   Il y avoit encores quelque aultre petite chose dont je ne me souviens pas, la petite roue faissoit tourner l'esquille de la monstre.

    Je vis un petit mourceau de bois, sur lequel y avoit un petit instrument de cuivre de la forme suivante, qui estoit porté par le miton. Le bout du devant venoit fraper, comme sur un enclume, sur un morceau de cuivre, qui estoit planté dans ce bois, et l'aultre bout ce baissait par un contrepoix de cuivre qui y estoit attaché, et entroit dans un trou, qui estoit faict exprez dans ce bois et persoit d'outre en outre:

(Petite figure).

    Je luy ay veu encores un petit morceau de bois dans le quel il y avoit un petit tuyau de verre, enfoncé de la forme suivante 5) et de pareille grosseur: (figure).

    Lorsqu'il voulut entreprendre de faire icy un modelle de ce mouvement perpetuel pour le faire voir au Roy, il voulut faire faire une bouteille de verre de la grandeur et du modelle, qui sera cy après et de ceste forme. Elle a deux pieds de long en tout, et quatre doitz de large; le colet a quatre doigtz de long.

(Petite figure).

    1)  In de archieven te Alkmaar kon, ondanks vele nasporingen, noch omtrent het eene, noch omtrent het andere feit iets naders gevonden worden.
    2)  Dit is natuurlijk blague, en evenals in 3) komen dergelijke verhalen ook bij andere berichtgevers voor, alles met het doel, om Drebbel als eene soort wonderman te laten gelden.
    4)  Het gemis aan mechanisch inzicht, de gewone hinderpaal voor alle uitvinders van die dagen, is hier zeer duidelijk.
    5)  Waarschijnlijk is dit de figuur, die betrekking heeft op het "instrumentum Drebbellianum".
[ 125 ]
    (Fol. 408.)   Et demandoit des tuyaux de verre d'une aulne de long, mais qu'ils fussent bien menus, et disoit qu'avecque cela il fairoit son instrument, et que la matière dont il se servoit pour le mouvement estoit le vif argent 1), pour ce qu'il ne se consumoit point comme pouvroit faire l'eau et toute aultre sorte de liqueur, qui se peut dessecher.

    Le modelle en peinture qu'il fit faire pour monstrer au Roy n'estoit qu'une monstre d'horloge portée sur une grande basse, qui supportoit aussy une petite figure de chasque costé; de l'un un satire qui tenoit un cor duquel sortoit une petite fontaine, qui venoit à retumber dans une grande coquille qui estoit à ses pieds, et l'aultre un jeune enfant, qui voyoit sortir à ses pieds une fontaine qui rejaillissoit en hault et venoit retomber dans une pareille coquille et rentroit dans la base 2). Ses deux fontaines debvoient estre de vif argent, et ne pousser pas pourtant plus gros que le fer d'une eguillette. Je ne sçay si ce n'est point pour prandre du vent ou de l'air pour faire ceste eslevation premiere, et par ce moyen donner force au mouvement:

(Figure).

    (Fol. 408 vo.)   Kuffler me dict que ledit sieur Derbbel avoit faict un de ses mouvements sans fin pour le Prince de Galles. Et qu'il y avoit une aultre excellence, c'est qu'il faloit poser cest instrument contre une muraille qu'il faloit percer, et que ceste muraille fust du costé où le soleil donnoit, et mettre dans ce trou unq petit instrument, et de bois comme celuy où l'on pestrit le pain, et le poser en sorte que le soleil y peut toucher au moins une fois le mois. Il y a un grand balancier attaché au bout de cet instrument, et dict que quand le soleil donne dans cest instrument, cela ajuste l'esguille à son vray midy, en sorte que quand elle seroit sur les trois heures, l'esquille reculeroit d'elle mesme au midy. Cest instrument de bois estoit à peu prez comme s'ensuit, et s'ajoustoit par le milieu:

(Petite figure).

    C'est ce que j'ay appris de Kuffler touchant le mouvement perpetuel.
    Revenant à la suite de la vie dudit Cornelius Derbbel, il me dict qu'en croissant d'aage, il aloit tousjours croissant d'inventions, qui procedoient de la vivacité de son esprit, sans ayde ny lecture de livres qu'il a tousjours mesprisé 3), tenant pour maxime que la verité et l'excellence des sciences consiste en la cognoissance des secretz de la nature, dans laquelle elles sont toutes, et qu'il estoit desja fort avancé en aage, qu'il n'entendoit point le latin et ne le scavoit pas parler, et il l'a apris de luy mesme 4) sans qu'aucun le luy aye enseigné.


    1)  Dit is weder de thermoscoop-werking, met kwikzilver als vloeistof. Deze bezigde hij ook als regulateur voor zijne ovens. Zie over het gebruik van kwikzilver voor dit doel ook: Js. Beeckman's Journael, Fol. 451v, gedateerd van Augustus 1634 [III, 358].
    2)  Dit apparaat is uiterlijk geheel gelijk aan die, welke Heron beschrijft en afbeeldt.
    3)  Dezelfde bewering als in zijn "brief aan Jacobus" [in Kort Tractaet van de Natuere der Elementen, Rotterdam, 1632].  In 4) geeft hij dan toch toe later het Latijn gekend te hebben.
[ 126 ]
    A l'aage de dix sept ans, il inventa le bateau pour aller soubs l'eau, et despuis il a inventé les lunettes de longue veüe 1), celles pour distinguer les menus objetz 2), et plusieurs aultres choses bien curieuses. Et s'adonna à l'alchimie 3), où il dict qu'il a trouvé des choses miraculeuses, et des inventions de fourneaux admirables entres aultres un pour conserver le feu en pareil degré de chaleur selon que l'on le desire plus ou moins ardant   (Fol. 409).

    L'Empereur Rodolfe ayant sceu que Drebbel avoit tant de belles inventions et qu'il scavoit faire un globe de verre dans lequel il enfermit les quatre elemens 4), et que cela avoit mouvement, envoya prier par homme exprez 5) le Roy d'Angleterre de le luy envoyer pour faire un de ses globes, ce que le Roy d'Angleterre luy permit; et fut mené par cest homme 6) à l'Empereur, qui le fit travailler incontinent, et, voyant ses merveilles, le fit chef de son conseil estroit, et luy donna le palais du Cardinal Clesel 7), duquel il reffusa soixante mil rics tallers (sic) 8) et luy assigna toutes les sepmaines la charge de deux hommes de monnaye d'Allemagne, dont se (sic) bon homme employait une partie à souffler et chercher tousjours quelque nouveau secret; et le surplus, qui estoit la meilleure partie, sa femme le donnoit à un homme d'Amsterdam, qu'elle entretenoit despuis plusieurs années, qui a si bien profité, qu'il est maintenant une des bonnes bources d'Amsterdam, où il s'est retiré. Et Drebbel estant par ce moyen tousjours en nécessité, cest homme luy prestoit de l'argent que sa femme luy avait donné, et pour le payement luy a pris tout le patrimoine, qu'il avoit à Alcmar, que Drebbel luy a vendu, et encores luy est demeuré redevable de bonne somme, qu'il luy doibt encores.

    (Fol. 409 vo.)   Estant avec l'Empereur, il luy fit ce globe de verre, et entreprint de luy faire en une place une fontaine qu'il fairoit monter mil pieds (sic!) s'il vouloit 9), dont le structure seroit fort haulte, et mettroit au dessus son mouvement perpetuel, qui fairoit aller un horloge.


    1)  In 1608 waren deze door Z. Jansen te Middelburg uitgevonden; Jacob Metius wilde er in dat jaar een patent op hebben.
    2)  De zoogenaamde "samengestelde microscopen" [>].
    3)  Dat hij de alchemistische praxis beoefende, wordt dus ook hier nog weer eens bevestigd.
    4)  Hierin komt Drebbel's mystieke natuurbeschouwing (zie zijn "Tractaet van de Natuere der Elementen") weder duidelijk voor den dag.
    5)  Dit was in 1606. Drebbel is toen niet, doch eerst in 1610 naar Praag gegaan, zoodat klaarblijkelijk ook 6) onjuist is.
    7)  Bedoeld is Melchior Klesl (1552 - 1630), de oppermachtige staatsman en leider der tegenreformatie, bij wien de Zutphenaar Vranckenheym particulier secretaris was. Van huis uit Protestant, werd hij door de Jezuïeten bekeerd, en een der onverzoenlijkste katholieke drijvers en ketterjagers. In 1606 was hij te Praag, doch hij stond inderdaad aan de zijde van Matthias in de twisten tusschen deze en Rudolf II. Het is mogelijk, dat de laatste aan Drebbel een vertrek in het meestal onbewoonde huis van Klesl aanwees, aangezien deze toch bijna altijd in zijn bisdom Weenen vertoefde. Voor het overige moet het geheele verhaal eene ongeloofwaardige en hoogst onwaarschijnlijke opsnijderij geacht worden.
    8)  Dit is natuurlijk weer geheel en al verzinsel.
    9)  In zijne patent-aanvrage op de pompen [1598] wordt nog maar van 30, 40 of 50 voet gesproken; ook deze opgave is geheel fantastisch te achten.
[ 127 ]
Et au milieu de la machine il faisoit un soleil artificiel 1), qui auroit tousjours esclairé jour et nuit, qui estoient trois grandes et bien rares inventions. Lorsque l'archiduc Mathias surprit Vienne et se saisit de l'Empereur son frère, il fit prendre tous ceux qui estoit (sic) du conseil de l'Empereur, et entre aultre se (sic) Drebbel, la maison duquel fut pillée et tous ses fourneaux et tous instrumens brisez, et fust randue au cardinal Clesel 2), à qui elle appartenait. Ledit Archiduc fit condamner tous ses (sic) conseillers d'Etat à la mort, et fit dresser l'eschaffaut pour leur trancher la teste dans une place qui est devant le Palais de l'Empereur, qui, voyant ce preparatif de la fenestre de sa chambre, demanda à ceux qui le gardoient, pourquoy s'estoit cela; et ayant appris que c'estoit pour faire mourir Drebbel, s'en affligea grandement; et l'archiduc l'estant venu visiter et le treuvant ainsy triste, l'ayant prié de luy dire d'où procédoit ceste affliction extraordinaire, luy respondit que c'estoit pour ce qu'il aloit faire mourir le plus grand personnage du monde, qui estoit celuy qui avoit fait et inventé se globe de verre, qu'il luy monstra et entrepris la fontaine cy dessus. L'archiduc Mathias commanda que Drebbel fut delivré 3), et qu'on le luy amenast; ce qu'estant faict, il luy fit des excuses du mauvais traitement, qu'on luy avoit faict, faulte de le cognoistre; que s'il vouloit continuer à luy randre le service, qu'il faisoit à l'Empereur et achever ce qu'il avoit commancé, il luy doubleroit les appointemens que l'Empereur luy donnoit. Il respondit qu'il seroit très aise de le servir, mais qu'il estoit au Roy d'Angleterre, sans le commandement duquel (Fol. 410) il ne pouvoit rien entreprendre, et partant le supplioit de faire scavoir du (sic) Roy d'Angleterre s'il trouveroit bon, qu'il demeurat à son service. L'Archiduc Mathias y envoya homme exprez; mais soubs main Drebbel envoya prier ledit Roy de ne consentir point qu'il demeurat là davantage, et qu'au contraire il luy commandat de revenir 4), car il avoit esté trop mal traité pour s'y vouloir arrester. Cela ayant esté ainsy faict par le Roy d'Angleterre, qui promit à l'archiduc de le luy renvoyer dans un an ou deux, qu'il luy auroit achevé quelque chose, qu'il avoit commancé pour luy. Par ce moyen l'Archiduc le renvoya en Angleterre dans un bon carrosse, et luy donna deux mil escus 5).
    1)  Bedoeld is een onuitbluschbaar vuur; zie verder-op.
    2)  Matthias maakte zich in Februari 1611 meester van een deel van Praag, niet van Weenen. Dit is blijkbaar eene vergissing van De Peiresc.
    3)  De lezing bij J. Svátek [Wenen 1879] is eene geheel andere! Bovendien zou deze gevangenschap [op verdenking van verduistering samen met anderen] dan vóór 1612 moeten vallen, daar Matthias' komst te Praag van Maart 1611 dateert, en Rudolf in 1612 stierf.
    4)  De toedracht der zaak, aldus voorgesteld, is al heel onwaarschijnlijk.
    5)  Dit is eene evidente overdrijving. Het blijkt namelijk uit het officieele stuk, dat hij in plaats van tweeduizend gouden ducaten, slechts — zeshonderd daalders kreeg!
[ 128 ]
    Quand l'Empereur Rodolfe fut mort et l'archiduc Mathias esleu en sa place, il y eust force filosophes et mathematiciens qui voulurent voir l'invention de ce globe de Derbbel, et persuadèrent l'Empereur de leur permettre de le rompre, l'asseurant qu'ils en fairoient après facilement. Ayant eu ceste permission et s'estant assemblez à cest effect, pas un d'eux n'osa entreprendre de rompre ceste piece qu'ils jugeoient miraculeuse. Neantmoins ayant bien envie d'en voir l'invention, ils firent casser le verre par un fol de l'Empereur; mais en le cassant il rompit force petitz tuyaux de verre qui estoient dedans se globe, de sorte qu'ils n'y apprirent rien, et ne le peurent plus rabiller. L'Empereur envoya prier le Roy d'Angleterre de le luy renvoyer pour rabiller se globe, et envoya un carrosse pour le prendre, mais Drebbel n'y voulut jamais aller 1).

    Il vit tout à faict en filosofe, ne se soucie que de ses observations, et mesprise toutes les choses du monde et les grands 2), et saluera plustost un pauvre homme, qu'un grand seigneur 3). Il vit selon les loix de la nature et ne croit à rien. Il n'offenceroit pas un aultre, ny d'effect, n'y de parolle, pour quelque subject qu'on luy en peut donner. Quand on luy dit des injures, il ne respond point, sinon qu'ils ont raison et sont honnestes gens, sans s'esmouvoir en aucune façon; ne porte jamais d'espée, ny aux champs, ny à la ville, et ne se deffendroit pas quand on le voudroit frapper, quoyque puissant et de bonne taille 4) (Fol. 410 vo). Son gendre Kuffler est catholique 5), mais il tient ceste dernière maxime de ne respondre point aux injures, et ne porte point d'espée.

    Il a espousé une femme qui est grandement lubrique et de fort mauvaise vie, et qui a consumé tout ce qu'il a peu gagner à entretenir diverses personnes, qu'elle a aymé, mesmes encores astheure (sic), quoyque bien vieille, y avant plus de 25 ou 30 ans qu'ils sont mariez ensemble. Il a de ce mariage deux filz et deux filles, lesquelles sont aisnées des garçons, qui ne sont aagez que de 12 ou 15 ans 6), mais d'humeur grandement esloignée de celle du père, qu'ils mesprisent et desestiment, aussy ne leur enseigne il aucune chose de ce qu'il scait. Sa fille aisnée a esté mariée despuis deux ou trois ans à un jeune homme appelé Abraham Kuffler, natif de Coulogne.


    1)  Drebbel's onwil, om nog naar Bohemen terug te gaan, is niet in overeenstemming met het overigens zeer onwaarschijnlijke verhaal bij Van der Woude [Kronijk van Alckmaar, 1645] omtrent zijn tweede reis naar Praag.
    2)  Dat dit cum grano salis op te vatten is, blijkt uit het feit, dat Drebbel steeds de gunst van hooggeplaatste personen zocht. Blijkbaar gaat het, bij wat De Peiresc hier zegt, om een beginsel der Anabaptisten.
    3)  In verband met het vorige, zij hier verwezen naar de strijkages in enkele zijner brieven aan Jacobus I [<].
    4)  De hier geschilderde gedragslijn, is kenmerkend voor de levensopvatting der Anabaptisten: geen wapenen te dragen, en eene geringschatting voor de autoriteit der wereldsche machthebbers, waren o.m. juist beginselen der Wederdoopers.
    5)  Hetzelfde beweert De Peiresc elders óók van Jacob Kuffler. Zou ook het feit, dat de gebroeders in Italië hunne opvoeding kregen, er toch op wijzen, dat ze werkelijk allen katholiek waren? In elk geval was Drebbel niet katholiek.
    6)  Deze zonen, John en Jacob Drebbel, zouden dus in 1612 en 1615 [cf. 129, n6] geboren moeten zijn, d.w.z. tijdens Drebbels verblijf in Praag [huwelijk: 1595].
[ 129 ]
Il vint en Angleterre avec son frère, que vous avez cogneu, qui est mort à Rome 1), lequel voyant qu'ils estoient quatre frères, et qu'ils n'avoient pas beaucoup de moyens pour se pouvoir entretenir, luy qui avoit bien estudié en filosofie et en medecine, fit un livre, qu'il porta en Angleterre, avec opinion que le Roy qui a bien estudié, voyant se livre curieux, trouveroit par advanture bon qu'on l'imprimat soubs son nom; et sur cette esperance ramasserent le plus qu'ils peurent de leurs moyens pour se mettre en equipage pour estre mieux receus et mieux recompansez.

    Estant arrivez en Angleterre, ils trouverent que le Roy ne se soucioit point de ses livres: mais ayant entendu parler de Drebbel, ils l'allèrent voir, et se jeune, qui avoit bien estudié ayant parlé avecque luy et cogneu qu'ils pourroient beaucoup apprendre de luy s'ils pouvoient gaigner ses bonnes graces, ils resolurent tous deux de rechercher sa fille, et que celuy qu'elle aymeroit le mieux l'espouseroit, croyant que par ceste alliance ils pourroient apprendre ses secrez (Fol. 411). L'affaire leur reuscit, la fille ayma mieux l'ignorant 2) que l'aultre, pour ce qu'il est plus beau filz; il la demande et l'espouse et contribue avec son frère tout ce qu'il peut d'industrie et tous leurs moyens pour obliger Derbbel à leur enseigner quelque chose. Celuy, qui est mort, qui avoit bon esprit, y apprint quelque chose 3); mais estant mort, celuy qui estoit marié fit venir son aisné, qui estoit en Italie 4), et un aultre frère 5), qui estoit demeure à Coulogne. Ce dernier est aymé de Derbbel, et espousera l'aultre fille 6), et est depositaire du livre dans lequel Derbbel a marqué les secretz, qu'il veut estre communiquez après sa mort; mais non pas luy vivant 7). Il y en a plus de deux cents de choses, qui n'ont jamais esté faictes, et dict, qu'en mourant il en enterrera avec luy plus de mille secretz, qu'il ne veut enseigner à personne 8). Abraham, et son frère aisné appelé Gilles ont appris ce qu'ils ont peu de son invention du mouvement perpetuel, ses lunettes, et quelques aultres petits secretz; et il les a envoyez avec cela tenter fortune, pour voir comm'ils profiteront de se secret, avec asseurance, que s'ils se mesnagent bien, il leur en enseignera beaucoup d'aultres.

    Le manquement qu'ils ont faict 9) est, qu'ils ne debvoient jamais venir, sans l'avoir pratiqué et faict en Angleterre, et pratiqué aussy les aultres choses dont ils parloient, comme ses lunettes de longue veüe et celles pour voir la nuict, qu'ils n'ont sceu achevez, et cela leur a faict perdre credit.


    1)  Dit is Jacob Kuffler, die in 1622 te Rome als slachtoffer van de pest overleed.
    2)  Hier wordt Abraham Kuffler bedoeld.
    3)  Het was deze, die aan De Peiresc een microscoop van Drebbel vertoonde [>].
    4)  Bedoeld wordt Gilles (= Aegidius) Kuffler.
    5)  Bedoeld is Dr. Johannes Sibertus Kuffler.
[Genoemd in Samuel Sorbiere, Relation d'un voyage en Angleterre (1664/6), p. 56.]
    6)  Daar het huwelijk met Catharina Drebbel in 1627 plaats greep, moeten deze aanteekeningen door De Peiresc ook ongeveer in 1627 gemaakt zijn.
    7)  De gewone gewichtigdoenerij van Drebbel. Het manuscript te Cambridge bevat blijkbaar ten deele nog deze gegevens van Drebbel.
    8)  Deze "duizend" andere geheimen, die hij aan niemand wil meedeelen, keeren ook telkens en telkens weer in de verhalen terug, die Drebbel omtrent zijne eigen praestatie's placht te doen.
    9)  De Peiresc erkent hier volmondig, dat het optreden der Kuffler's, als de herauten van Drebbel's genialitiet, inderdaad op een fiasco uitgeloopen was. Tenslotte werden zij nergens meer au serieux genomen.
[ 130 ]
    Aussy leur escripvoit il de retourner en Angleterre pour rapporter de là l'instrument tout faict. Il leur a enseigné le moyen de faire la tainture d'escarlate plus belle que n'est celle qu'on faict astheure (sic), et à meilleur pris que couleurs ordinaires. Il m'en monstra les echantillons, qui estoient extrement beaus 1).

    (Fol. 411 vo.)   Kuffler me dict qu'oultre ce globe, qu'il avoit faict pour l'Empereur, il avoit inventé 17 ou 18 sortes d'instrumens, qui monstroient le flux et le reflux de la mer 2). Il a inventé une sorte de lunette à laquelle il travaille maintenant pour le Prince de Galles, pour voir la nuict aussy clair que le jour 3), et pouvoir distinguer nettement et cognoitre un homme d'une lieue et davantage; qu'il l'avoit inventée et faicte, mais qu'il travailloit maintenant à trouver une composition de verre, qui peut faire l'effect du christal de roche, affin que ceux qui verroient ceste lunette et ne scauroient ceste meslange, ne peussent pas rencontrer l'invention, comm'ils pourroient faire s'il est constraint de ce (sic) servir de cristal de roche. Et me dict, qu'il avoit charge s'il alloit en Italie, de luy en trouver un morceau gros comme le bras et long d'un pied et demy pour le creuser. Je crois qu'il se sert à ceste lunette d'un verre qui a plusieurs convexes, comme j'en ay veu à Kuffler, des convexes des deux costez et d'un costé seulement. Ce sont de morceaux de verre gettéz au moule, grands comme la paulme de la main et carrez, ces convexes distans esgalement l'un de l'aultre et fort proportionez, le plan du verre d'entre les convexes fort plat et bien uni. Ceux que j'ay veu à Kuffler estoient de quatre convexes, et à peu prez come la figure cy après: (figure).

    (Fol. 412.)   Il dict qu'il les ajuste en sorte qu'il réunit en un seul point les quatre points differentz de chaque convexe, et qu'il en a reuny jusque à huict divers pointz; que la nuit, cela faict grand effect 4).


    1)  De kleur van den "Bow-dye" was dus blijkbaar verschillend van het rood, waaraan men toenmaals gewend was. Inderdaad is ook de toepassing in dien tijd van de oplosbare tin-verbindingen in de cochenille-ververij, een der gelukkigste vondsten (van Drebbel? van Coecke?) te achten. Toch is het, op grond van het manuscript te Cambridge, zéér onwaarschijnlijk, dat Drebbel degeen was, die de tinzouten voor dit doel aanwendde.

    2)  Bedoeld is hier het door Antonini beschreven apparaat in allerlei vormen.
    Van de vele vormen, waarin Drebbel's apparaat voorkwam, en hetzij ter demonstratie der altoosdurende beweging, of van die van "eb en vloed", of wel als thermoscoop gebezigd werd, geeft het dagboek van Is. Beeckman een duidelijk beeld. Zie bijv. daarvan Fol. 163, 164 (1622) [II, 200- 204]; Fol. 259 v en 261 v (1626) [II, 363-370]; enz. Ook is er, sinds 1620, telkens sprake van het "Drebbeliaensch instrument", als een apparaat, hier te lande in gebruik om de warmte of koude der lucht te meten [cf. Thermometrie-Geschichte].

    3)  Het apparaat is eene lantaarn met een meervoudig lichtbrekend glas, op de wijze, zoals de vuurtorens die bezitten, doch uit meerdere, op bepaalde wijze gefocusseerde lenzen, samengesteld. Zie ook 4).
[ 131 ]
Que ceste lunette pour voir la nuict est faicte en sorte qu'elle réunit et ramasse tout ce qui reste de clairté du jour en la nuict à un seul endroit, qu'il vous le faict voir plus clair et plus distinct que le jour 1), à cause qu'il n'y a poinct de rayons qui esblouissent, et l'obscurité du reste de la terre nous le faict voir plus clair, car l'estendue que vous voyez n'est pas plus grande de huict ou dix toises, mais en tournant doucement vous portez tousjours la mesme clarté avec vostre veüe, jusque à ce que vous ayez trouvé ce que vous cherchez. C'est une des choses, que je voudrois bien voir pour la bien croire.

    Il ce mocque des aultres lunettes pour voir la nuict avec un flambeau, qu'il avoit promis de me faire; elles sont de deux convexes et un concave, ou bien de trois convexes, deux qui grossissent fort et l'aultre peu, ou bien un verre convexe d'un costé et concave de l'aultre; car il me disoit, qu'il ne faloit adjouster à la lunette qu'il m'a faict, qui est de deux convexes, qu'un verre pour voir et lire la nuict, cequ'on vous monstrera auprès d'un flambeau. Mr de La Rochemaillet me dit que Keplerus enseignoit en sa proposition 86, si je ne me trompe, le moyen de faire des lunettes à trois verres 2). Il me dict tousjours, qu'il n'avoit pas le troisième verre, et l'aisné me dict que si Mr Drebbel scavoit, qu'ils m'eussent faict cette lunette, qu'il en seroit marry pour ce qu'un homme intelligent à l'optique trouveroit facilement avec cela plusieurs aultres inventions, et tout ce qu'il y a de plus curieux à l'optique. Il me dict encores, qu'il faisoit des lunettes à longue veüe avec trois verres, qui faisoient voir des merveilles, et d'aultres aussy à trois verres pour voir le soleil. Il dict que le soleil n'est pas comme nous le voyons, en forme d'un globe; mais ceste rondeur qui semble si unie, est composée de sept petits globes, et Derbbel preuve, qu'il doibt estre ainsy, pour ce qu'autrement nous ne ressentirions pas les grandes chaleurs du soleil, si elles n'estoient causées par la reverberation de ses petits globes de l'un à l'aultre 3). Et dict, qu'ils le voyent si grand, qu'il n'y a jamais sceu voir avec la lunette que quatre globes à la fois, et que si on n'est bien adroit à le regarder et éviter le point du rayon du soleil, que cela est capable de brusler la veüe de celuy qui y regarde. Nous en fimes la démonstration en sa presance comme s'ensuit:

(Petite figure).

    1)  Deze passage bewijst wel, dat hij van de oorzaken en van de werkingswijze weinig begrip had. Het geheel is eene fantaisie zonder reëlen ondergrond.

    2)  Propositio 86 in Kepler's Dioptrice (1611), heeft op de genoemde kwestie geene betrekking; wèl echter Propositio 89 (pag. 45): "Tribus convexis erecta et distincta et maiora praestare visibilia". Sprake is hier voorts van Michel de Rochemaillet (1562 - 1642), parlements-advocaat te Angers, een Jezuïet, dien de Peiresc kende.

    3)  Deze bewering van Drebbel toont niet slechts den aard zijner van elk dieper inzicht verwijderde natuurbespiegelingen aan, maar bewijst tevens, dat zijne lenzen nog heel veel te wenschen overlieten. Het is haast onmogelijk te gelooven, dat deze kijkers voor iets anders, dan enkel voor ruwe waarnemingen op aarde bruikbaar waren. Ook uit enkele andere gegevens kan die slechte qualiteit der lenzen afgeleid worden; tevens, aan welke gevaren men vaak het oog uit onkunde blootstelde, zonder behoorlijke voorzorgsmaatregelen te nemen. Het lot van Galilei is welbekend.
[ 132 ]
    (Fol. 412 vo.)   La dernière et plus excellente invention que Drebbel aye trouvée, est de faire un soleil artificiel, c'est à dire un feu perpetuel qui bruslera et esclairera tousjours 1). Lorsque le Prince de Galles alla en Espagne 2), Derbbel lui proposa que comme l'on avoit rempli Londres de fontaines par le moyen d'une petite rivière qu'on y avoit conduit et divisée par petitz tuyeaus à toutes les maisons qui en avoient voulu 3), qu'il vouloit entreprendre de faire un feu sur une petite montagne auprès de Londres, d'où tous ceux de Londres pourroient aller prandre du feu et le conduire à leurs maisons, et avec ce feu faire bouillir et rostir leur viande sans avoir besoin de bois. Le voyage qu'entreprint lors ce Prince l'empescha de fournir ce qui estoit necessaire pour faire faire ce miracle. Je crois qu'il ne demandoit que vingt mil livres sterlins. Ce voyage a faict grand tort au public. Il me disoit qu'il faisoit un trou en terre avec des instrumens qui reunissoient tellement les rayons du soleil à cest endroit, qu'il allumoit une matiere qui brusloit et esclairoit sans se consumer. Je m'en rapporte.

    Il dict qu'il faict des miroirs ardens avec lesquels il mettra le feu à tout ce qui se présentera à demy liüe, une liüe, et à tout ce que nous pouvons voir en l'estendue de nostre veüe. Kuffler me disoit que luy en scavoit faire pour brusler de deux cens pas, mais non pas davantage, mais il n'en avoit point et nous renvoyoit tousjours à en faire quand le Roy l'auroit arresté. Que lors il fairoit faire son moulin (pour faire les verres qui luy seroient necessaires, soit convexes ou concaves) comm'il en a un en sa maison auprès de Londres, qui fait les verres sur la proportion qu'on deesire si esgalement sans varier en façon quelconque qu'il faira tousjours tous les verres d'un mesme outil esgalement bons et de pareil effect, sans que jamais cela manque.

    (Fol. 413.)   Et cela est grandement aisé, car on n'a que mettre le verre sur l'outil et après faire aller le moulin par un petit garçon. On peut aller se pourmener et n'y regarder de trois ou quatre heures plus ou moins, cela ne manque poinct. Il ne polit pas ses verres avec du gré comme noz ouvriers, mais avec de l'estain.

    Derbbel fait profession de simplicité et d'ignorance; si on luy va demander s'il ne scait point faire telle chose, il dict que non, et ne se descouvre qu'à ceux qu'il croit estre intelligens ou desireux de l'estre.


    1)  Deze wilde fantaisie is ook reeds vroeger genoemd. Het blijkt, dat hij bij Charles I daarvoor 240 000 gulden trachtte los te krijgen, — natuurlijk zonder succes!
    2)  De reis van Charles naar Madrid valt in 1623; zij was een compleet fiasco.
    3)  Dit slaat op de door Sir Hugh Myddelton (1560? - 1631) in 1613 voor Londen aangelegde waterleiding, met behulp waarvan het water van Chadwell en Amwell over grooten afstand naar de stad gevoerd werd.
[ 133 ]
    Despuis trois ou quatre ans il s'est mis à boire du tabac 1), qu'il haissoit auparavant. Il s'y est tellement adonné, qu'il passe les jours et les nuitz entieres à en boire, et tient que ceux qui n'en boivent poinct, n'ont pas bonne teste. Quand il trouve quelqu'un qui en boit bien, il l'estime et aime grandement; et en ce rencontre luy pourroit declarer de ses secretz; hors de là il est bien malaisé.
    1)  De vraag, wat hier bedoeld wordt, kan beantwoord worden door eene mededeeling van Js. Beeckman, in diens dagboek, Fol. 191 v [II, 285], gedateerd van Januari 1624. Daar wordt een door klei of iets anders afgesloten, tendeele met bier gevuld glas afgebeeld, waarin eene pijp bevestigd is, met den steel tot bijna op den bodem; door een ander buisje, dat als mondstuk dient, en boven het vloeistofoppervlak uitsteekt, wordt de rook heengetrokken. [...]
De beschrijving stemt overeen met het gebruik van eene Turksche pijp of nargileh, waarbij in plaats van water, bier gebezigd wordt. Bovendien bevat A. Kuffler's receptenboek (Cambridge Manuscr. No. 2206, L. l. V. 8, Part IV, p. 41 (=709)), onder den titel: "A Tricke with Tobaccoe Pipe" de, met die bij Beeckman analoge, volledige beschrijving van dit toestel, dat, evenals tal van andere voorschriften in dit Manuscript, ongetwijfeld direct aan Drebbel ontleend is.




b.   (Ms. No 1774)

    In dit handschrift van de Peiresc wordt de beschrijving gegeven van de waarnemingen, die hij met een "lunette de Drebbel", d.w.z. met een hem door Jacob Kuffler vertoond en bezorgd mikroskoop, in 1622 gedaan heeft. Zij betreffen waarnemingen van kaasmijten, hoofdluizen, maden, vlooien, en andere insecten. In het volgende is alleen dàt deel van het handschrift overgenomen, hetwelk betrekking heeft op de constructie van de door Drebbel vervaardigde instrumenten. Een volledig afschrift bevindt zich op de Groningsche Universiteitsbibliotheek.

    [ Isaac Beeckman maakte een tekening, bij zijn kopie van Drebbels brief aan de koning van Engeland.]



Ms. No. 1774,     De l'Oeil.
Fol. 407.

1622.
Lunette de Dreubells.

Elle me fut apportée le 2 juin, jour de l'octave de la Feste Dieu. Et le 21 du mesme moys, j'eus des verres pour deux autres, et m'en cousta 6 pistoles vallants 43 livres 16 sous.

    Le dimanche 22 may 1622, j'ai veu une lunette qui grossit un ciron comme une grosse mouche, de l'invention de Cornelius Dreubelsius ou Drubelius seu Dreubels, natif d'Alcmar en Hollande, grandement versé aux mechaniques, qui se vante d'avoir faict le mouvement perpetuel soubs l'Empereur Rodolphe, et de l'alchimie, ou de l'or de pareil alloy aux monnayes d'Allemagne, et qui depuis s'est retiré en Angleterre, ou il est entretenu par le Roy de la Grande Bretagne:

[ 134 ]
et y a faict un navire qui va entre deux eaux, cappable de porter neuf persones; aprez lequel ledit Roy luy en faict faire cent plus petits et cappables de porter seulement chascun son homme. Il se promet de faire une lunette de longue veüe cappable de distinguer de sept lieües jusques à de l'escritture; de faire un miroir pour brusler de demy lieüe loing; de multiplier la lumiere d'une estoile en sorte qu'elle puisse faire lisre une lettre de nuict, et esclairer une espace trente pas de diametre.

    Ç'a esté Jacques Kuffler, un frere de son gendre nomé Abraham Kuffler, natifs de Cologne, qui m'a faict voir cette lunette dans la chambre de la Royne Mere au palais de Luxembourg, au fauxbourg St. Germain, où il a voulu aller chercher le grand air et le grand soleil, à une heure aprez midy.

    Sa lunette est de la longueur d'un par ou environ comme un canon d'escrittoire, d'un poulce de diamettre. Elle est de cuyvre doré et s'assemble de trois pièces pour s'allonger plus ou moins selon quelque esloignement des objects bien petit. Elle a du costé de l'oeuil comme un petit entonnoir peinct de noir, dans lequel y a un trou de la largeur d'une petite ongle, à deux doigts duquel trou est enchassé un verre convexe des deux costez et portion d'un assez petit globe.

    (Fol. 407 vo.)
    A l'autre bout est sarty ou anté un moindre tuyau qui n'a pas plus de diamettre que le tiers de l'autre, ne de longueur plus d'un demy doigt, à l'extremité duquel est enchassé un autre verre, plat du costé qui regarde le convexe, et rond du costé qui regarde l'object, recouvert de cuivre ensorte qu'il n'en paroit qu'un trou si petit, qu'une grosse espingle le pourroit ramplir 1). Il dict qu'il n'est pas vray convexe regulier, ne concave, et que ce n'est pas de simple verre commun, ains que pour le rendre plus clair, quand il est fondu et prest à se congeler, il y verse dessus certaine autre matiere qui le clarifie. Je m'en rapporte; tant y a que selon l'apparence il doibt estre la moitié d'un globe de verre de la grosseur d'une petite cerise, car le plat se destinguoit fort bien par dedans le tuyau lorsqu'il estoit desassemblé, et par le dehors on voyoit bien la rondeur d'un demy globe recouverte d'une peau de cuivre doré.

    Cest instrument s'enchassoit dans un petit cercle de cuivre doré porté par trois petits pieds arrestez sur un petit plot comme si c'estoit la mollette d'une escrittoire, et entre le plot et la lunette il avoit une petite placque ronde, noire et mobile, sur laquelle il mettoit les objects, et les mouvoit ça et là pour les rapporter au vray poinct où tomboit le rayon de la veüe. Il choississoit une assiette où le soleil illuminast l'object, sans importuner le regardant.

    Au surplus, l'object s'y voyoit à la renverse, en sorte que si les animaulx cheminoient à droicte, à les voir de plein oeuil, ils sembloient à travers cela cheminer à gauche, l'effect de cette multiplication estant prins dans le poinct de conversion.

[ 135 ]
    Or en accourcissant le tuyau de trois, quatre et six doigts, et de plus de sa demy longueur, il n'en survenoit aulcune confusion à l'object, lequel paroissoit tousjours trez net, voire plus clair tant plus on l'accourcissoit, mais il se diminuoit neantmoins comme escritture qu'on regarde à travers une louppe, à mesure qu'on en rapproche icelle louppe: ce qui me confirme de tant plus en l'opinion que ce ne sont que deux louppes l'une sur l'autre.

    (Fol. 408.)
    Cornelius Drúbbel's inventor dioptrae
    Abrahamùs Kùffler, gener Drubelii
    Jacobus Kùffleir, generi frater, dioptrae custos.

    (Fol. 408 vo.)  (is onbeschreven).

    (Fol. 409.)
    Il a mis premierement sur sa plaque noire, avec la poincte d'un coutteau, quelques petits grains de la pouldre, qui tombe de la crouste du fromage que nous appellons des artisons en Provence, et icy des mittes, et en Pays-Bas des mitons.

    Enz.   Hier volgt de beschrijving der verschillende objecten, die door het vergrootglas bezien zijn.


    1)  De beschrijving van dit apparaat stemt niet overeen met de teekening in Beeckman's handschrift, waarbij geschreven staat "instrumentum auctae quantitatis".




Beeckman | Varia | Peiresc over Drebbel (top)